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Rôle des proches

Le soutien de la famille ainsi que des amies et amis joue un rôle important dans le processus de guérison, que l’agression sexuelle soit récente ou remonte à plusieurs années. L’entourage doit comprendre qu’il y a un lien entre les difficultés actuelles et l’agression sexuelle vécue.

Voici quelques indications auxquelles vous pouvez vous référer lorsqu’une personne vous dévoile avoir été ou être victime d’une agression sexuelle :

Réactions nuisibles

Réactions aidantes

Juger

Poser des questions suggestives à la victime. Essayer de lui soutirer des détails.

Écouter

Écouter ce que la victime a à dire sans porter de jugement. La laisser s’exprimer dans ses mots, à sa façon, à son rythme.

Douter

Vous montrer sceptique, questionner ce que la victime vous dit.

Croire

Croire ce que la victime vous dit. C’est son vécu et sa perception. Pour l’instant, vous devez vous centrer sur ce qu’elle dit et vit.

Banaliser, minimiser ou au contraire dramatiser

Recevoir

Recevoir ce que la victime dit sans minimiser ni amplifier les faits, les émotions et les conséquences. Contrôler vos propres réactions afin que la victime se sente libre d’exprimer ses émotions, même si elles sont différentes des vôtres.

Souligner ses faiblesses, ce qu’elle aurait pu dire et faire

Encourager ses forces

Valoriser les «bons coups » de la victime. Souligner ses forces, son courage d’en parler.

Ignorer

Ne pas vous mêler de l’histoire de la victime sous prétexte que cela ne vous concerne pas, que ce n’est pas votre problème. Ignorer la demande d’aide.

Être soutenant

Vous montrer disponible, que ce soit pour en parler ou accompagner la victime. Si vous vous sentez incapable de l’aider, il est important de le lui dire et de l’aider à trouver une autre personne qui sera en mesure de le faire. Vérifiez si la personne a un réseau de soutien (amis, famille) qui pourrait l’aider.

Culpabiliser

Blâmer la victime pour ce qu’elle n’a pas fait. Lui laisser entendre qu’elle a dû provoquer, qu’elle a sa part de responsabilité dans ce qui lui est arrivé.

Déculpabiliser

Faire comprendre à la victime que ce n’est pas de sa faute si elle a subi une agression sexuelle. L’agresseur est entièrement responsable de ses actes. Sa responsabilité à elle, c’est de prendre soin d’elle.

Surprotéger

Étouffer, surprotéger la victime en l’empêchant de sortir, de voir des amis ou de dormir à l’extérieur de son domicile.

Favoriser son autonomie

Aider la victime à reprendre du pouvoir sur sa vie, tout en étant présent. Lui donner de l’espace pour respirer, pour reprendre son niveau de fonctionnement habituel.

Tourner la page

Empêcher la victime d’exprimer les émotions négatives qu’elle vit sous prétexte qu’il ne faut pas vivre dans le passé ou que ce n’est pas bon pour elle.

Reconnaître ses émotions

Aider la victime à exprimer ce qu’elle ressent en considérant comme normales ses réactions et ses émotions (colère, rancœur, culpabilité, baisse de l’estime de soi).

Tiré du guide accompagnant la vidéo « J’appelle pas ça de l’amour…», Université Laval, 1994. Adapté par Chantal Dubois, CALACS-Laurentides, et des 12 attitudes aidantes du RQCALACS, 2015.

Guide d’information à l’intention des victimes d’agression sexuelle, p. 34-35