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Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle et le gouvernement du Canada, par l’entremise de l’Entente Canada-Ontario, accordent 180 000 $ en financement à l’Université de Hearst. Cette somme appuie la mise en oeuvre d’une structure d’accompagnement et d’encadrement aux collaboratoires des campus de Hearst et de Kapuskasing.

Les collaboratoires ou incubateurs d’entreprises constitueront des espaces de réflexion et de travail accessibles à toutes et à tous. Comme l'indique leur nom, ils miseront sur la collaboration pour accélérer le changement social et économique au sein des communautés qu’ils desservent. De plus, le projet offrira l’occasion d’améliorer l’apprentissage expérientiel de la population étudiante par l’entremise de stages, de mentorat et de contributions aux laboratoires vivants. Cette entreprise permettra également de mettre au profit de la communauté les connaissances, le savoir-faire et les expertises du personnel de l'Université de Hearst. La prochaine étape comporte l’exploration de modes de fonctionnement de services similaires, la personnalisation du modèle des collaboratoires à l’Université, la formation du personnel affecté au service et la promotion du service.

« Nous souhaitons y créer des environnements dynamiques, accessibles à la communauté entrepreneuriale de nos régions où la pensée créative et l'innovation seront palpables », mentionne Sophie Dallaire, rectrice intérimaire de l’Université. « Des idées nouvelles, des produits et des services nouveaux et novateurs émergent plus aisément de ce type d'environnement », ajoute-t-elle.

Rappelons que le gouvernement du Canada, par l’entremise du Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires (FIS), appuyait à l’automne dernier l’acquisition, la rénovation et l’amélioration d’espaces de travail au campus de Hearst et de Kapuskasing. Ces espaces, accessibles à la population étudiante, aux entreprises, aux chercheuses et aux chercheurs, hébergeront les collaboratoires munis de bureaux propices au processus d’idéation, à la recherche, ainsi qu’au développement de plans d’affaires, de produits et de services. Les fonds engagés aujourd’hui par les deux paliers gouvernementaux serviront précisément à la mise en œuvre des collaboratoires.

Lors de l’annonce de financement du FIS en octobre dernier, l’Université recevait également des fonds pour appuyer le secteur agricole par la construction d’une serre de recherche favorisant la recherche appliquée dans ce secteur d’activité. Bien que l’Université croie au potentiel économique de telles initiatives, elle et son partenaire principal, La Maison Verte, prennent pour le moment un recul face à ce projet conjoint. L’Université verra au cours des prochaines années si et comment elle peut faire son entrée dans le domaine de l’agriculture, notamment par le biais de la recherche en horticulture nordique.

En quoi consistent exactement les collaboratoires?

Les Collaboratoires seront des accélérateurs de transformation économique et sociale, fonctionnant sous les modèles d'incubateur et de laboratoire vivant (living lab), nichés dans les locaux de l’Université de Hearst et au service des communautés. À Hearst, ces locaux seront situés du côté nord de l’édifice, sous le Centre d'archives et à Kapuskasing, ils occuperont le 75, rue Queen dont l'Université vient de faire l'acquisition.

Plus précisément, par le biais d’InnovaNor, entreprise affiliée à l’Université de Hearst, les Collaboratoires seront au carrefour des étudiants, du personnel enseignant, des communautés, des entrepreneurs et de leurs projets d'entreprise. Comme l'indique leur nom, ils miseront sur la collaboration pour accélérer le changement au sein des communautés. Pour ce faire, ils pourront adopter le fonctionnement des laboratoires vivants, où des équipes interdisciplinaires faites sur mesure seront invitées à travailler ensemble dans le but de faciliter le développement et l'amélioration d'idées, de services, de produits ou d'entreprises.

Les Collaboratoires constitueront des espaces de réflexion et de travail. Ils offriront, à cout avantageux, des bureaux, des salles de rencontre en personne et virtuelle, ainsi que des équipements de bureau. Ils favoriseront les rencontres entre les idées et les personnes aptes à les optimiser, à les mettre au service des entreprises et des communautés. Ils contribueront par le fait même à accélérer le changement, celui des idées, des entreprises, des communautés et des personnes qui y participeront. Bref, ils se spécialiseront en design de solutions.